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Janvier 2026

Introduction

Voilà, les vacances se terminent et avec elles une nouvelle année s’annonce. Mon intervention chirurgicale approche à grands pas, il me reste moins d’un mois. Je compte énormément sur le soutien de celui qui est cher à mon cœur et sur mes proches, mais rien n’est jamais facile, et ce mois de janvier va une nouvelle fois me le prouver.

Ce mois-ci, pas de grande nouvelle ou de moment de joie partagé, ma santé est mise à rude épreuve, encore… Je vais devoir prendre sur moi et essayer de rester maître de ce destin qui s’acharne une fois de plus… 😑

Samedi 03

Voici à peine deux jours que j’ai repris le travail et ce matin en me levant, je constate que mon état de santé n’est pas au beau fixe. J’ai les bronches qui me brûlent, je tousse régulièrement et de fait, je peine à respirer convenablement. Problème, mon médecin traitant est en congé et je ne peux donc pas m’y rendre en consultation. La journée se passe, mon état s’aggrave et les jours à venir vont être des plus compliqués pour moi. 

Fort heureusement, je débute la semaine avec deux jours de télétravail, ce qui va me permettre de trouver un médecin en mesure de me recevoir le lundi en vidéoconsultation. Le verdict est sans appel, j’ai contracté une bonne bronchite, il me met donc sous cortisone, Doliprane et sirop pour me calmer l’inflammation des bronches.

Il faudra trois jours et demi avant un retour à la normale. Mon conjoint peine de me voir dans un tel état. Cependant, il me rassure, c’est provisoire. De plus, nous avons convenu de nous voir du quatorze au dix-neuf lors de sa période de repos, ce qui a pour effet de me remonter le moral, sa présence me rassure, et avec l’évènement qui s’annonce, sa présence m’est indispensable.

Vendredi 09

La semaine est passée, non sans encombre, mais je vais nettement mieux, je décide alors d’aller souhaiter la bonne année aux copines et aux copains au bar que je fréquente. Cela fait un long moment que je ne m’y suis pas rendu et revoir de bonnes connaissances me fera du bien au moral. Bien évidemment, le patron, l’employé et fidéle client sont heureux de me revoir, tout comme moi je suis heureuse également. La soirée se déroule à merveille, je mange un morceau, bois deux-trois bières, et il est environ vingt-trois heures quarante quand je regagne mon domicile.

ERREUR… Nous sommes en pleine période de grippe, et durant la soirée j’ai embrassé toutes les personnes qui me sont proches. C’est donc en toute logique que le samedi je me lève fiévreuse avec un bon mal de tête. Pour la deuxième fois depuis le début du mois, me revoilà à nouveau malade, mais cette fois-ci, à l’inverse de la première semaine, mon état va être bien plus grave.

Le dimanche n’est pas sans reste : je me lève avec 39,5° de fièvre, je ne tiens pas debout, vertige, maux de tête, nausée. Je passe la journée au lit, sous Doliprane qui me soulage que très légèrement. Le lundi matin, je contacte le secrétariat de mon médecin qui accepte de me recevoir en visioconsultation. A vu des symptômes, il me prescrit un traitement et une semaine d’arrêt maladie.

Décidément, l’année 2026 ne commence pas sous les meilleurs jours. J’en informe mon conjoint, qui décide de faire un point le jeudi afin de voir quel sera mon état d’ici quelques jours. 

Il me tarde de faire ce point tant j’ai envie de la voir rapidement. Jeudi, nous nous appelons, mais malgré mon traitement il me reste encore des symptômes, mais la fièvre est tombée. Vacciné contre la grippe et la Covid, il décide tout de même de ne pas venir à la maison. Cette nouvelle m’attriste fortement. Après avoir raccroché, je m’effondre en larmes, j’avais mis tant d’espoir à le voir que cette décision me bouleverse.

Vendredi 16

Ma meilleure amie passe à la maison, elle a bien compris au son de ma voix par téléphone qu’il se passe quelque chose. Elle tente tant bien que mal de me remonter le moral, je lâche des larmes malgré tout… Le week-end va être compliqué moralement. Je le passe totalement déprimé, la plupart du temps allongé dans mon lit à pleurer. Et les mauvaises nouvelles s’accumulent, en ce début de semaine, c’est au tour de mon conjoint de tomber malade. 

Pour ma part, l’échéance approchant à grands pas, je suis en télétravail le lundi dix-neuf, le mardi vingt, j’ai déposé des congés jusqu’à la fin du mois afin de ne prendre aucun risque côté médical. De son côté, il ne travaille pas jeudi et vendredi, mais notre rencontre est mal engagée du fait de son état.

Vendredi 23

C’est la dernière sortie que je m’autorise avant mon hospitalisation, je me rends au supermarché pour faire les courses nécessaires à mes soins pré-op. Je dois en effet, compte tenu du choix de mon intervention, suivre un régime strict à faible résidu afin de ne pas encombrer ni inflamer les intestins. Au programme, viande blanche, jambon blanc, et fromage à pâte dure, le meilleur restant à venir la veille de l’intervention. De son côté, mon conjoint ne travaille pas du mardi au vendredi, mais son état de santé n’étant pas des meilleurs, c’est à mon tour de renoncer à ce qu’il vienne me rejoindre dans cette dernière ligne droite. Il me serait impossible de revivre l’évènement du 7 septembre 2022jour de l’annulation de ma première intervention, qui m’a dévasté durant plusieurs semaines. C’est donc seule, sans l’avoir vu depuis nos vacances de fin d’année, que je vais finir le mois en cours. Le cœur lourd et l’âme en peine, je me prépare psychologiquement à la lourdeur de l’intervention qui s’annonce. Je me sens seule face à ce poids, je suis à deux doigts de tout annuler, mais cette décision serait lourde de conséquences. J’ai déjà traversé tant d’épreuves depuis quatre ans, je me dois d’affronter celle qui se présente devant moi. Certes, nous ne nous sommes pas vus pendant ce mois, mais nous nous retrouverons plus forts la prochaine fois…

Ainsi se termine ce chapitre du mois de janvier, rien ne s’est aligné correctement, néanmoins je crois en moi, en cette force intérieure qui, depuis le début de ma transition, m’a permis de rebondir à chaque fois. 

Prénom et nom