
đïž Janvier 2026
Temp de lecture: 4 minutes
Introduction
VoilĂ , les vacances se terminent et avec elles une nouvelle annĂ©e sâannonce. Mon intervention chirurgicale approche Ă grands pas, il me reste moins dâun mois. Je compte Ă©normĂ©ment sur le soutien de celui qui est cher Ă mon cĆur et sur mes proches, mais rien nâest jamais facile, et ce mois de janvier, va une nouvelle fois me le prouver.
- Ce mois-ci, pas de grande nouvelle ou de moment de joie partagĂ©, ma santĂ© est mise Ă rude Ă©preuve, encore⊠Je vais devoir prendre sur moi et essayer de rester maĂźtre de ce destin qui sâacharne une fois de plus⊠đ
Samedi 03
Voici Ă peine deux jours que jâai repris le travail et ce matin en me levant, je constate que mon Ă©tat de santĂ© nâest pas au beau fixe. Jâai les bronches qui me brĂ»lent, je tousse rĂ©guliĂšrement et de fait, je peine Ă respirer convenablement. ProblĂšme, mon mĂ©decin traitant est en congĂ© et je ne peux donc pas mây rendre en consultation. La journĂ©e se passe, mon Ă©tat sâaggrave et les jours Ă venir vont ĂȘtre des plus compliquĂ©s pour moi.
Fort heureusement, je dĂ©bute la semaine avec deux jours de tĂ©lĂ©travail, ce qui va me permettre de trouver un mĂ©decin en mesure de me recevoir le lundi en vidĂ©oconsultation. Le verdict est sans appel, jâai contractĂ© une bonne bronchite, il me met donc sous cortisone, Doliprane et sirop pour me calmer lâinflammation des bronches.
- Il faudra trois jours et demi avant un retour Ă la normale. Mon conjoint peine de me voir dans un tel Ă©tat. Cependant, il me rassure, câest provisoire. De plus, nous avons convenu de nous voir du quatorze au dix-neuf lors de sa pĂ©riode de repos, ce qui a pour effet de me remonter le moral, sa prĂ©sence me rassure, et avec lâĂ©vĂšnement qui sâannonce, sa prĂ©sence mâest indispensable.
Vendredi 09
La semaine est passĂ©e, non sans encombre, mais je vais nettement mieux, je dĂ©cide alors dâaller souhaiter la bonne annĂ©e aux copines et aux copains au bar que je frĂ©quente. Cela fait un long moment que je ne mây suis pas rendu et revoir de bonnes connaissances me fera du bien au moral. Bien Ă©videmment, le patron, lâemployĂ© et fidĂšle client sont heureux de me revoir, tout comme moi je suis heureuse Ă©galement. La soirĂ©e se dĂ©roule Ă merveille, je mange un morceau, bois deux-trois biĂšres, et il est environ vingt-trois heures quarante quand je regagne mon domicile.
ERREUR⊠Nous sommes en pleine pĂ©riode de grippe, et durant la soirĂ©e jâai embrassĂ© toutes les personnes qui me sont proches. Câest donc en toute logique que le samedi je me lĂšve fiĂ©vreuse avec un bon mal de tĂȘte. Pour la deuxiĂšme fois depuis le dĂ©but du mois, me revoilĂ Ă nouveau malade, mais cette fois-ci, Ă lâinverse de la premiĂšre semaine, mon Ă©tat va ĂȘtre bien plus grave.
- Le dimanche nâest pas sans reste : je me lĂšve avec 39,5° de fiĂšvre, je ne tiens pas debout, vertige, maux de tĂȘte, nausĂ©e. Je passe la journĂ©e au lit, sous Doliprane qui me soulage que trĂšs lĂ©gĂšrement. Le lundi matin, je contacte le secrĂ©tariat de mon mĂ©decin qui accepte de me recevoir en visioconsultation. A vu des symptĂŽmes, il me prescrit un traitement et une semaine dâarrĂȘt maladie.
DĂ©cidĂ©ment, lâannĂ©e 2026 ne commence pas sous les meilleurs jours. Jâen informe mon conjoint, qui dĂ©cide de faire un point le jeudi afin de voir quel sera mon Ă©tat dâici quelques jours. Il me tarde de faire ce point tant jâai envie de la voir rapidement. Jeudi, nous nous appelons, mais malgrĂ© mon traitement il me reste encore des symptĂŽmes, mais la fiĂšvre est tombĂ©e. VaccinĂ© contre la grippe et la Covid, il dĂ©cide tout de mĂȘme de ne pas venir Ă la maison. Cette nouvelle mâattriste fortement. AprĂšs avoir raccrochĂ©, je mâeffondre en larmes, jâavais mis tant dâespoir Ă le voir que cette dĂ©cision me bouleverse.
Vendredi 16
Ma meilleure amie passe Ă la maison, elle a bien compris au son de ma voix par tĂ©lĂ©phone quâil se passe quelque chose. Elle tente tant bien que mal de me remonter le moral, je lĂąche des larmes malgrĂ© tout⊠Le week-end va ĂȘtre compliquĂ© moralement. Je le passe totalement dĂ©primĂ©, la plupart du temps allongĂ© dans mon lit Ă pleurer. Et les mauvaises nouvelles sâaccumulent, en ce dĂ©but de semaine, câest au tour de mon conjoint de tomber malade.
- Pour ma part, lâĂ©chĂ©ance approchant Ă grands pas, je suis en tĂ©lĂ©travail le lundi dix-neuf, le mardi vingt, jâai dĂ©posĂ© des congĂ©s jusquâĂ la fin du mois afin de ne prendre aucun risque cĂŽtĂ© mĂ©dical. De son cĂŽtĂ©, il ne travaille pas jeudi et vendredi, mais notre rencontre est mal engagĂ©e du fait de son Ă©tat.
Vendredi 23
Câest la derniĂšre sortie que je mâautorise avant mon hospitalisation, je me rends au supermarchĂ© pour faire les courses nĂ©cessaires Ă mes soins prĂ©-op. Je dois en effet, compte tenu du choix de mon intervention, suivre un rĂ©gime strict Ă faible rĂ©sidu afin de ne pas encombrer ni enflammer les intestins. Au programme, viande blanche, jambon blanc, et fromage Ă pĂąte dure, le meilleur restant Ă venir la veille de lâintervention.
De son cĂŽtĂ©, mon conjoint ne travaille pas du mardi au vendredi, mais son Ă©tat de santĂ© nâĂ©tant pas des meilleurs, câest Ă mon tour de renoncer Ă ce quâil vienne me rejoindre dans cette derniĂšre ligne droite. Il me serait impossible de revivre lâĂ©vĂšnement du 7 septembre 2022 jour de lâannulation de ma premiĂšre intervention, qui mâa dĂ©vastĂ©e durant plusieurs semaines. Câest donc seule, sans lâavoir vu depuis nos vacances de fin dâannĂ©e, que je vais finir le mois en cours.
- Le cĆur lourd et lâĂąme en peine, je me prĂ©pare psychologiquement Ă la lourdeur de lâintervention qui sâannonce. Je me sens seule face Ă ce poids, je suis Ă deux doigts de tout annuler, mais cette dĂ©cision serait lourde de consĂ©quences. Jâai dĂ©jĂ traversĂ© tant dâĂ©preuves depuis quatre ans, je me dois dâaffronter celle qui se prĂ©sente devant moi. Certes, nous ne nous sommes pas vus pendant ce mois, mais nous nous retrouverons plus forts la prochaine foisâŠ
Ainsi se termine ce chapitre du mois de janvier, rien ne sâest alignĂ© correctement, nĂ©anmoins je crois en moi, en cette force intĂ©rieure qui, depuis le dĂ©but de ma transition, mâa permis de rebondir Ă chaque fois.
« MĂȘme la nuit la plus sombre se terminera, et le soleil se lĂšveraâŠ. » â Victor Hugo đ
Sandy â€ïž

