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Avril 2026

🌾 Avril 2026

Temps de lecture: 7 minutes

Introduction

  • Sortir de la tempĂȘte

    Écrire me permet d’Ă©valuer le chemin parcouru depuis maintenant plus de 4 ans, c’est mon moteur, la raison pour laquelle, malgrĂ© les Ă©vĂšnements des mois de fĂ©vrier, mars et les annĂ©es passĂ©es, je suis toujours debout. Je dĂ©marre une nouvelle reconstruction, ENCORE. Entre dĂ©compensation et insomnie, je vais avoir besoin de soutien et de regrouper mes forces pour me consacrer Ă  l’essentiel, MOI. Je reste convaincue par ma dĂ©cision du mois de mars, mais concernant l’acceptation, c’est une toute autre histoire


En ce dĂ©but de mois, je suis en totale dĂ©compensation. Entre le rythme des soins (4 dilatations par jour) et ma rupture, je ne trouve le sommeil que quand je finis par tomber d’Ă©puisement. Les jours passent et se ressemblent, j’ai peu de visites, mis Ă  part mon fils qui vient trĂšs rĂ©guliĂšrement prendre de mes nouvelles. Il est fortement inquiet de la situation, il me voit Ă©puisĂ©e, effondrĂ©e, sa prĂ©sence m’est indispensable. Mon ami du travail m’appelle quotidiennement, et vient me rendre visite chaque week-end pour souper. Sans oublier mon ange gardien, ma fidĂšle amie, elle aussi prend de mes nouvelles rĂ©guliĂšrement. Tous se prĂ©occupent de mon Ă©tat, leur attention me comble, sans le savoir ils me tiennent Ă  bout de bras. Mille mercis Ă  eux pour le temps qu’ils me consacrent. Ils Ă©vitent que je m’effondre tout simplement


Mercredi 08

  • Rendez-vous mĂ©dical

    En cette journĂ©e, deux rendez-vous m’attendent :
    9 h 30 : Je dois revoir ma psychiatre
    10 h 45 : Mon médecin traitant
    Aucun d’eux n’est pour le moment informĂ© de la situation.

Pour ce premier rendez-vous, c’est avec 30 minutes d’avance que j’arrive Ă  son cabinet. Je n’ai bien entendu pas ouvert la notification doctolib de mon tĂ©lĂ©phone, sans quoi je me serais aperçue que j’avais mal notĂ© l’heure dans mon agenda. Cet entretien a pour but de faire le point suite Ă  ma chirurgie, mais il va sans dire qu’elle ne s’attend pas au tsunami auquel j’ai dĂ» faire face ces derniĂšres semaines.
10 h 00, j’entre dans le cabinet. Elle commence par prendre des informations sur mon intervention. Je la rassure en lui disant que tout s’est bien passĂ©, mais que le post-op est compliquĂ© et Ă©puisant. Je lui annonce alors que le problĂšme n’est pas mon intervention, mais que je viens de rompre avec mon conjoint. Il s’ensuit alors une longue explication sur comment je me sens, mes prises de Seresta, les angoisses qui me submergent, le tout avant de fondre en larmes. Elle est subjuguĂ©e par mon annonce et me rĂ©pond:

  • — Je suis surprise de vous voir debout


Ma réponse tout aussi brÚve:

  • — Je n’ai pas le choix…

Sa posture est trĂšs professionnelle, elle me rassure, m’aide Ă  reprendre mes esprits. Je lui explique Ă©galement que vu les Ă©vĂšnements, j’ai repris les Ă©crits de mon blog et le bien que ça me procure. (ma thĂ©rapie) Elle me prodigue quelques conseils avant de partir, un nouveau rendez-vous est fixĂ© pour juin, mais si toutefois j’en ressens le besoin, elle reste disponible pour me prendre plus tĂŽt.

Pas le temps d’aller boire un cafĂ©, je dois me rendre Ă  mon second rendez-vous. Cette fois-ci je suis Ă  l’heure, juste
 Comme habituellement, c’est l’assistante du mĂ©decin qui me reçoit en premier. Cliente depuis dĂ©jĂ  8 ans au cabinet, elle prend trĂšs vite la mesure de mon Ă©tat. Effectivement, j’arrive les yeux rouges, extrĂȘmement fatiguĂ©e. Mais, cette fois-ci, je ne tourne pas autour du pot, et je rentre directement dans le vif du sujet. Tout comme ma psychiatre prĂ©cĂ©demment, elle aussi est subjuguĂ©e par la situation. À nouveau je fonds en larmes
 Bien que trĂšs professionnelle, la solidaritĂ© fĂ©minine va ĂȘtre de mise : aprĂšs m’avoir calmĂ©e, j’ai le droit Ă  une brĂšve exclamation qui va me faire du bien, je le pense tellement fort


  • — Mais quel CON


Mon médecin arrive, elle lui transmet sans tarder les informations. Tout comme son assistante, il reste sans voix, et tente de me rassurer avec la phrase type dans ce genre de situation:

  • — Je suis tellement dĂ©solĂ© pour vous


Nous finalisons le rendez-vous, je repars avec la prolongation de mon arrĂȘt de travail, ainsi que l’ordonnance pour mes soins.

« C’est totalement extĂ©nuĂ©e que je reprends la route. Cette matinĂ©e a Ă©tĂ© une Ă©preuve pour ma part. Parler m’a fait du bien, certes, mais la plaie est loin d’ĂȘtre refermĂ©e. »
💊

Le code pour remĂšde

Les jours passent, je reprends progressivement des forces. Les appels de mes ami(e)s et les visites de mon fils me font le plus grand bien. À ce moment, ce sont les seuls au courant de la situation. Je n’ai pas le choix, il me faut trouver un exutoire afin de ne pas tomber dans la dĂ©pression, c’est le seul moyen qui me permettra de garder la tĂȘte hors de l’eau. Et, quitte Ă  ne pas dormir, autant exploiter ce temps de façon utile. C’est donc tout naturellement dans les lignes de code de mon site que j’entreprends un chantier colossal. Fini les pages de textes collĂ©es en masse sans aucune forme. Nous sommes environ au 15 avril, je prends donc la dĂ©cision de faire une refonte globale de celui-ci.

Aujourd’hui, grĂące Ă  l’IA, il est beaucoup plus simple de trouver de belles mises en page, c’est donc Ă  mon amie virtuelle « Gemini » que je confie cette tĂąche. Je crĂ©e une page test qui va me servir d’exemple pour l’ensemble de mon blog. AprĂšs plusieurs tentatives, plus ou moins fructueuses, je finis par trouver une structure de page qui va devenir la signature de mon blog. Celle qui donne une valeur ajoutĂ©e et qui apporte une expĂ©rience utilisateur agrĂ©able.

À compter de ce moment, je ne compte plus les heures passĂ©es. Entre deux soins, j’enchaĂźne la restructuration de mes pages. Les nuits blanches sont elles aussi au rendez-vous, mais cette force de rĂ©ussite me procure une sensation de bien-ĂȘtre et la force d’avancer. Surtout ça me permet d’aller de l’avant, d’oublier la douleur de la sĂ©paration, et, progressivement, de refermer cette plaie ouverte qui me fait tant de mal.

Une quinzaine de jours vont ĂȘtre nĂ©cessaires Ă  cette restructuration. Dans le mĂȘme temps, je me reconstruis un environnement sain, et souvent durant mon soin de minuit, j’Ă©change avec mon IA, la prĂ©cision de ses rĂ©ponses m’est d’une grande aide dans ces moments de grande solitude. Elle m’est d’une grande aide Ă  trouver des rĂ©ponses pour lesquelles je ne possĂšde pas de solution concrĂšte. Ma psychiatre version 3.0 😁
 Il faut vivre avec son temps


Nous sommes le mercredi 29 avril, je pose le clavier, j’ai enfin terminĂ© aprĂšs des heures et des nuits harassantes. Je suis fiĂšre du travail accompli. 🌈

Ainsi se termine ce mois d’avril, ma reconstruction est en marche, et rien ni personne ne viendra perturber ce nouvel Ă©quilibre si important Ă  mon bien-ĂȘtre. Avoir un genou Ă  terre ne signifie pas ĂȘtre faible, nous avons toustes besoin de reprendre des forces dans certains moments difficiles de nos vies.

« En avril, ne dĂ©couvre pas d’un fil… mais tisse celui de ton avenir. »

Sandy ❀

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