🥵 Juin 2026
Temps de lecture: 15 minutes
« L’agression de trop. »
Je n’ai pas l’habitude de mettre des prénoms dans mes écrits, mais, à la vue des circonstances et afin de positionner les personnes liées à cet incident d’une gravité sans précédent, j’utilise des pseudonymes dans le but de ne pas nuire à la procédure en cours.
Dans l’ordre qui suit :
- Collègue nᵒ 1 : William
- Collègue nᵒ 2 : Patrice
- Chef de service nᵒ 1 : Christophe
- Chef de service nᵒ 2 : Brice
Cette mesure a une importance capitale.
10 juin
Voilà, 4 mois que j’ai été opéré, et c’est bientôt l’heure de reprendre le travail. Dans 2 jours je passe à 2 dilatations par jour, ce qui me permet de reprendre mon activité professionnelle. Ce jour, j’ai rendez-vous à 11 h avec mon médecin traitant pour faire un dernier point médical. Je suis encore extrêmement fatiguée par le rythme imposé par les soins, mais je ressens le besoin de reprendre une vie sociale. Après 5 mois enfermé à la maison, il me tarde… C’est dans ce sens que j’échange avec lui, il n’est pas très certain de mon point de vue vu mon état de santé, et me fait savoir qu’au besoin il reste à ma disposition pour un éventuel arrêt. Mais il accepte.
Milieu d’après-midi, je me rends au bureau : d’une, afin de prévenir de mon retour lundi 15, de deux, je tiens à m’assurer de l’état de mon bureau. Tout le monde est ravi de me revoir, mais en revanche, comme je le présentais, mon bureau ressemble à un champ de bataille. Câbles, chargeurs, ordinateurs occupent l’intégralité du bureau, ne laissant aucune place pour travailler dignement. Je fais donc savoir à mes collègues que je souhaite que celui-ci soit rangé à mon retour. J’apprendrais par la suite que ma directrice en a fait de même. On me rassure, pas d’inquiétude, ce sera fait.
15 juin, retour au bureau
J’ai décidé d’arriver un peu plus tôt au bureau, j’ai quelques inquiétudes concernant l’état de mon bureau. 7 h 47, je me trouve à la pointeuse de même que mon chef de service. Je ne vous cache pas ma stupéfaction quand j’arrive à mon poste. Seuls les ordinateurs ont été retirés. Un amas de câbles et autres accessoires encombre le bureau. L’environnement n’est guère mieux, un grand nombre d’ordinateurs sont à même le sol ou sur la chaise qui me sert à recevoir les collègues lors de paramétrage de poste ou de téléphone. 35 minutes vont m’être nécessaires pour remettre mon espace de travail en état. Je suis furieuse et je le fais savoir à mes collègues quand ils arrivent. Ce manque de respect m’exaspère au plus haut point.
Je m’affaire à mes tâches : entre la mise à jour de mon PC et les 4 mois et demi de mails à trier, je n’ai pas le temps de chômer. 3 heures plus tard, je m’octroie enfin une petite pause. Je me rends au parking où se trouve un espace fumeur dédié. J’y croise deux collègues. Le premier me salue, le deuxième, du même service que moi, m’accueille de la plus belle façon :
« Ça y est, fini les vacances, il va falloir se remettre à bosser !!! »
« J’ai repris avec contre-indication médicale, si ça te dérange je peux repartir… »
Nous n’avons pas toustes la même empathie. Je trouve cette remarque particulièrement déplacée. Bref, passons…
Mardi 16
L’agression, tout bascule…
Informations générales
- Date des faits : Mardi 16 juin 2026
- Heure : 13 h 30
- Lieu : Bureau du Support (Open space)
Personnes présentes
- Victime : Sandy (Technicienne informatique)
- Auteurs des propos :
- Patrice (Collègue technicien)
- William (Collègue technicien)
- Supérieur hiérarchique témoin : Christophe (Chef de service)
- Autres collègues témoins (anonymisés) : Collègue A. G. , Collègue B. C.
Le mardi 16 juin 2026, aux alentours de 13 h 30, durant la pause-café précédant la reprise officielle du travail, je me trouvais à mon bureau afin de préparer des postes informatiques. Les autres personnes présentes dans l’open space étaient soit installées à leur poste, soit debout au centre de la pièce. Comme fréquemment dans ce service, plusieurs remarques et blagues à connotation sexiste étaient échangées au sein du groupe, sans aucune considération pour ma présence. La situation a basculé lorsque :
« Je me ferais bien sucer la bite. »
« Allez Sandy, vas-y !!! »
Cette agression verbale ciblée a déclenché un éclat de rire général chez plusieurs des collaborateurs présents. Constatant la gravité de la situation, William a tenté de formuler une remarque pour atténuer les propos de Patrice, sans pour autant que ces derniers ne soient condamnés ou interrompus.
Face à la violence, au caractère hautement dégradant et à la connotation sexuelle de ces propos tenus sur mon lieu de travail, j’ai été plongée dans un état de sidération totale. Humiliée et prise au piège dans cet espace uniquement masculin, je suis restée sans voix et dans l’incapacité physique de réagir immédiatement.
Je précise que mon supérieur hiérarchique direct, Christophe, a assisté à l’intégralité de la scène. À aucun moment il n’est intervenu pour faire cesser les propos, recadrer les collaborateurs ou prononcer le moindre rappel à l’ordre.
Plus furieuse que jamais, à 17 h (fin de service), je me rends dans le bureau de Christophe afin de lui exprimer mon mécontentement. Il prend ma demande à la légère et minimise les faits. N’ayant aucun argument concret, il me rétorque :
« C’est tes collègues, tu les connais, ils plaisantent. »
« La prochaine fois, on n’a qu’à me mettre la main aux fesses, ce sera drôle, après tout… »
Son inaction me sidère, c’est extrêmement contrariée que je regagne mon domicile. Seule face à cette situation, j’appelle mon ami. Lui aussi est totalement sidéré par cet événement, et il me conseille d’envoyer un message à Christophe pour acter l’incident.
À cet instant, je suis très angoissée, j’ai besoin d’aller me poser un moment dans ma chambre afin de faire redescendre la pression. Début de soirée, je reprends mes esprits, je prends mon téléphone et j’envoie un SMS à Christophe.
Bonjour Christophe,
Malgré notre discussion cette fin d’après-midi, je ne peux pas minimiser l’incident. Être prise à partie de la sorte par patrice suite aux propos de William est inacceptable, dégradant et humiliant. Cela ne peut pas passer sous silence. J’attends de ta part un recadrage de leur comportement et des excuses de leur part à mon retour au bureau jeudi. Si toutefois la situation venait à se reproduire, je me verrais dans l’obligation de prendre les dispositions nécessaires à la protection de mon intégrité. Merci de considérer ma demande.
Salut Sandy
C est noté
A demain
Bonne soirée
Sa réponse me laisse sans voix. Le lendemain, je prends RDV avec mon médecin traitant : je suis en pleine crise d’angoisse aiguë, il n’est pas envisageable de retourner au bureau dans de telles circonstances.
J’en profite également pour me rendre au bureau afin de fermer à clé mon casier, resté ouvert. Sur place, j’interpelle ma directrice. Celle-ci a été informée de l’incident par Christophe, qui s’est entièrement déchargé de ses obligations de manager. Un rendez-vous avec elle est conclu pour la fin de l’après-midi.
Je lui expose les faits, le plus précisément. J’ai toute son écoute et son soutien. Il ressort de cet entretien que Patrice va changer de bureau.
Je laisse mon bureau dans l’open space au profit de Patrice et je récupère le bureau exclusif de Patrice afin d’être seule. Cette mesure de protection me convient, et il est convenu que l’échange de bureau se fasse dès le lendemain.
Je l’informe que j’ai contacté mon médecin dans le but de m’arrêter jusqu’à la fin de la semaine, mais que malgré tout je serai présente dans le but d’effectuer le changement.
Dans la soirée, William me téléphone. Il a mesuré l’ampleur de l’incident. Il me présente de sincères excuses, et regrette profondément de m’avoir blessée de la sorte.
Après un moment d’échange et de mise au point sur la situation, je décide d’accepter ses excuses.
Jeudi 18, je me rends au bureau afin d’effectuer le changement validé par Mme la directrice. Dans l’ascenseur, je me confronte à Patrice qui, mécontent d’avoir été exclu de son bureau, me jette sur un ton hautain :
« Si tu avais quelque chose à me dire, tu n’avais qu’à me le dire en face. »
C’est donc dans une ambiance extrêmement tendue que je déménage mon poste de travail et prends possession de mon nouveau bureau. Je ne m’attarde pas : celui-ci ressemble à un capharnaïm, mais étant en arrêt de travail, je ne compte pas m’éterniser. Le rangement, ce sera pour plus tard…
Le soir même, j’envoie un mail de remerciement à ma directrice pour acter notre échange et graver dans le marbre le déploiement de ces mesures de protection :
Bonjour Mme la directrice,
Je tiens à vous remercier pour l’écoute attentive dont vous avez fait preuve concernant l’incident dont j’ai été victime, et je prends la mesure du temps que vous m’avez accordé.
La rapidité d’exécution des mesures de protection prises à mon égard me satisfait amplement. J’ai pu m’installer à mon nouveau bureau dans les meilleurs délais et, de ce fait, je vais pouvoir travailler dans un espace plus « safe » à l’avenir. Merci beaucoup…
Séverine m’a informée de votre absence aujourd’hui pour l’entretien que nous devions avoir avec Christophe. Je le regrette, mais je comprends parfaitement les responsabilités qui sont les vôtres.
Je souhaiterais qu’une autre date soit fixée prochainement, car cet entretien me semble indispensable pour acter la suite.
Encore merci pour votre soutien.
Cordialement,
Sandy
Sous Seresta depuis l’incident, je profite de cette fin de semaine pour essayer de me détendre et retrouver un minimum de sérénité. Le samedi, mon amie, avertie de la situation, me propose d’aller faire un pique-nique au lac de la Bancalié. Prendre l’air me fera le plus grand bien après les fortes émotions de cette semaine.
22 juin
Je devais être en télétravail ce lundi matin, mais, vu l’état général du bureau de Patrice que j’ai récupéré jeudi, un grand nettoyage s’impose. Je me rends donc au travail à 7 h 45, car je sais que la tâche va être ardue.
Et, en effet, 3 heures vont m’être nécessaires pour remettre celui-ci dans un état digne d’un espace de travail. Entre les machines hors service, les câbles, les chargeurs en tout genre et le reste, je ne manque pas de travail.
Je croise un membre du personnel de nettoyage, et je le supplie de venir me mettre un coup de lavette sur le sol. Ce n’est pas dans son planning, mais vu mon insistance, il accepte.
Merci…🙏
Voilà… Je peux enfin me consacrer aux fonctions qui sont les miennes. Je m’affaire à mes tâches le restant de la journée. Nettement plus détendue, dans un espace safe, sain, la pression redescend.
Christophe vient me voir et me félicite pour l’aménagement du bureau. C’est le moins qu’il puisse faire : vu son inaction la semaine passée, me remercier pour le travail accompli est de bon augure.
16 h 30, une autre visite. C’est Brice, mon deuxième chef de service. Celui-ci vient s’assurer que je serai présente le lendemain pour la réunion de service qu’il a organisée. Un temps d’échange bref, mais courtois, sans suite ni débat sur l’incident de la semaine précédente.
23 juin
En télétravail le matin, il est 13 h quand j’arrive au bureau. Je me concentre sur la future réunion, au cas où il me serait demandé d’intervenir. À ce moment, mes angoisses me gagnent à nouveau, et c’est avec une très grande appréhension que je regagne la salle de réunion. Et, mes inquiétudes étaient bien fondées.
« Ce qui ne va pas, et ce que je vous avais dit au début, c’est qu’on a une équipe. On est une équipe, le support, c’est par… par défaut, c’est une équipe. On peut ne pas s’entendre, ça c’est… on ne peut pas obliger les gens à s’entendre. Par contre, on est obligé de se respecter. Ça, il n’y a pas le choix. Au boulot, on est obligé de se respecter. Dans tous les cas de figure, il n’y a pas d’exception à ça. »
Vu ses dires, il noie un acte grave d’outrage sexiste et de harcèlement dans une simple affaire de « mésentente entre collègues ». Je reste sans voix une fois de plus… Et il enchaîne :
« Ce que je ne veux pas, c’est que le support soit cloisonné en 18 bureaux. Pour moi, une équipe support, c’est un open space. Il n’y a pas le choix, parce que les infos, il faut qu’elles circulent. […] Donc je vais demander à ce qu’on agrandisse la pièce du fond. Donc ce sera le bureau que tu occupes actuellement. Parce qu’il faut qu’on soit… les personnes qui répondent au téléphone, enfin, qui reprennent les tickets qui ont été ouverts. »
À cet instant, la colère me submerge : la logistique et le fonctionnel passent avant l’humain. Il souhaite tout simplement me remettre dans le même bureau que Patrice, balayant complètement la mesure de protection physique qui m’avait été accordée par Ma directrice. La situation m’est insupportable…
C’est la gorge nouée que je regagne mon bureau. Brice me suit pour faire un point. S’engage alors une conversation houleuse vu la grosse différence de point de vue. Ne trouvant aucun accord, je finis par lui répondre fermement avant qu’il ne sorte :
« Tu vas prendre tes dispositions, et je vais prendre les miennes. »
Il est 16 h 15, je suis au bord de la crise de nerfs, les larmes me coulent. Je compose le numéro de la psychologue du travail et je lui demande de me fixer un rendez-vous dans les meilleurs délais. Elle me propose le jeudi à 14 h 15.
Dans le même temps, je pose mon jeudi et mon vendredi en congé. Je prends également à nouveau rendez-vous avec mon médecin traitant, ce sera le jeudi matin à 11 h.
À 16 h 30, je quitte le travail. Il m’est totalement impossible de rester plus longtemps dans ce climat de tension.
Exténuée, à bout de forces, je prends la décision d’envoyer un nouveau mail à Ma directrice. Je sais pertinemment qu’elle est absente, mais peu importe : je souhaite absolument que cet écrit l’attende à son retour pour acter le sabotage des mesures de protection qu’elle avait elle-même validées.
Bonjour Mme la directrice,
Je fais suite à mon précédent courriel.
Après avoir passé trois heures lundi matin à ranger, trier et aménager mon nouveau bureau en réponse à votre décision de protection, Brice a annoncé aujourd’hui en réunion de service que je vais devoir réintégrer l’open space avec Patrice d’ici quelques semaines, le temps que le service des bâtiments abatte la cloison qui nous sépare actuellement.
Cette annonce, qui annule votre décision, me bouleverse profondément et me met à nouveau en situation de grande détresse psychologique.
Ne pouvant supporter ce retour en arrière, j’ai dû poser des congés pour la fin de la semaine et j’ai sollicité un rendez-vous en urgence avec la responsable qualité et bien-être au travail de la DRH.
Mon souhait premier était que cette affaire puisse se régler en interne auprès du service ; hélas, je me vois contrainte, à contre-cœur, d’entreprendre des démarches plus abouties.
Je tenais à vous en informer directement, car je souhaite simplement que la mesure de protection que vous aviez prise soit respectée et actée.
Je reste à votre disposition pour tout complément d’information, je reste joignable au xx.xx.xx.xx.xx
Cordialement,
Sandy
24 juin
Un rendez-vous de la plus haute importance s’annonce, et on peut dire qu’il tombe à point nommé : je dois voir ma psychiatre. J’ai très peu dormi, je suis dans un état d’épuisement extrême, et c’est en larmes que je lui explique la situation à laquelle je fais face depuis maintenant une semaine.
Elle aussi est totalement sidérée par la violence des faits et le reniement managérial qui a suivi. Face à la gravité de ma détresse, elle me conseille immédiatement deux démarches cruciales :
- Consulter mon médecin traitant afin de formaliser une déclaration d’accident de travail pour agression.
- Me rendre au commissariat de police dans les plus brefs délais pour y déposer une main courante.
Elle me fournit, entre autres, une attestation médicale d’urgence à destination de mon employeur, liant scientifiquement mon état de santé au traumatisme subi :
MÉDECIN PSYCHIATRE
81000 ALBI
Tél : 06 xx xx xx xx
Je soussignée, Docteur XXXX, certifie avoir examiné ce jour Sandy, née le XX/XX/1972 (53 ans).
Je la suis de façon régulière depuis mars 2024 au cabinet médical.
Aujourd’hui, je constate un état de stress aigu marqué par une hyperactivation émotionnelle, une hyper-vigilance, une activation neuro-végétative, des ruminations anxieuses ; elle rapporte également des troubles du sommeil.
Elle m’explique avoir été victime d’une agression verbale à caractère sexuel sur son lieu de travail la semaine dernière.
Une reconnaissance de cet incident, ainsi que des mesures de réparation me semblent indispensables pour que Madame Sandy puisse retrouver un état d’équilibre et retourner sur son lieu de travail en sécurité.
Je la reverrai en consultation.
Certificat établi à la demande de l’intéressée et remis en main propre pour faire valoir ce que de droit.
Dr XXXX
[Signature & Tampon]
12 H 07 j’envoie un mail à la psychologue
Bonjour Nadège,
Dans le but de la préparation de notre rendez-vous demain à 14 h 15, je vous transmets les documents nécessaires à ma demande.
Je reste disponible pour tout complément d’information au 06.46.38.77.44.
Bonne journée, à demain.
Cordialement,
Sandy
- Compte rendu de ma psychiatre
- Capture d’écran du SMS avec Christophe
- Les deux mails envoyés à ma directrice
15 h 30 : Sur le conseil de ma psychiatre, je me rends au commissariat de police. Je suis reçue par un officier de police judiciaire qui me demande un résumé explicite des faits pour lesquels je viens déposer.
Je lui expose la situation. Il ne faut pas plus de quelques minutes pour qu’il me réponde que les faits peuvent relever du pénal. Face à la gravité, il me demande si je suis certaine de ne vouloir déposer qu’une simple main courante.
Je lui explique mon contexte professionnel actuel et je lui fais explicitement savoir que si l’affaire s’envenime, je reviendrai immédiatement pour déposer plainte.
25 juin
En cette fin de matinée, j’ai rendez-vous avec mon médecin traitant. La semaine passée, alors que je ne lui demandais qu’un simple arrêt de travail, lui aussi m’avait conseillé de faire une déclaration d’accident de travail pour agression. Je lui explique la suite des événements, et je n’ai aucune difficulté à obtenir ladite déclaration.
Me voilà désormais avec un dossier des plus complets pour obtenir réparation auprès de la DRH. C’est justement tout l’enjeu de mon rendez-vous de cet après-midi.
14 h 15 : Nadège me reçoit. À la vue des pièces jointes déjà fournies en amont, elle comprend immédiatement qu’il y a un problème majeur. Je lui remets en main propre les autres documents officiels pour compléter le dossier : la main courante et la déclaration d’accident de travail. Je lui expose les faits en veillant à être la plus précise possible.
-
Le comportement de William est-il régulier ?
⇾ Réponse : Oui. -
Patrice vous a-t-il déjà agressée ?
⇾ Réponse : Oui, il m’a déjà agressée en 2017 lors de mon arrivée dans l’entreprise.
Les charges s’accumulent… Elle trouve accablante la gestion de cette crise par mes deux managers. Pour ma part, cet échange est empreint d’une écoute profondément bienveillante. J’y trouve du réconfort et une oreille attentive.
Elle m’explique qu’elle va formaliser la mise en place d’une mesure de protection et répond favorablement à ma demande : faire acter définitivement la mesure de bureau exclusif initialement décidée par ma directrice.
C’est apaisée et détendue que je ressors de cet entretien. Je souhaite maintenant que les mesures qu’elle va solliciter soient validées.
C’est totalement exténuée que je termine ces deux semaines de reprise. Je n’ai travaillé que quatre jours au final, mais les démarches nécessaires à faire valoir mes droits ont été épuisantes. Déjà citée, une amie m’avait dit : « Maintenant que tu es une femme, tu vas avoir des problèmes de femme. Elle avait tellement raison… Je vous informerai des suites données.
« La vérité se défend d’elle-même ; le mensonge a besoin de complices. »
Sandy ❤️
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Mon parcours et ma résilience sont une étape de ma vie que je partage avec vous. Si vous souhaitez me laisser un mot de soutien, une réflexion ou simplement votre ressenti après cette lecture, l’espace des commentaires vous est ouvert. Je vous lis avec une attention toute particulière. Sandy ❤️
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