
🗓️ Mars 2026
Temp de lecture: 17 minutes
Introduction
- C’est donc avec une fatigue physique et nerveuse que je poursuis ma convalescence chaque jour… La qualité de mes soins s’en voit affectée : entre difficultés et douleurs, il me faut prendre sur moi afin de me mettre au travail. Ma peine de cœur est tout autre… Je n’ai aucune idée de la façon de diriger cette crise, ni même si elle va passer. Malgré la douleur qu’elle m’occasionne, je garde une lueur d’espoir, j’ai envie d’y croire, ENCORE… La journée je n’avance à rien, mes nuits sont un cauchemar éveillé. Entre rêve et réalité, je suis incapable de faire la distinction. Plus les jours avancent, plus je m’affaiblis, la situation en l’état devient critique. À ce moment, il n’y a pas tellement d’alternative : soit la situation évolue dans le bon sens, soit une décision grave va être nécessaire. Mon rayon de soleil s’estompe progressivement, à savoir si ma bonne étoile saura me guider dans cette épreuve…
Semaine 1…
Dimanche
J’ai encore très peu dormi, cette sensation de devenir folle… Malgré la fatigue accumulée, j’entreprends l’appartement. Sol, toilette, salle de bain, cuisine, machine, je fais tout reluire. La douleur… Peu importe, la morphine est mon alliée, et de toute façon, oui, peu importe… C’est loin d’être le sujet le plus grave actuellement. Fin d’après-midi, il est environ 17 h 30 quand je me pose enfin. C’est en me posant sur le canapé que je prends en considération que mon acte est totalement inconsidéré. La douleur est là, bien présente, forte, et malgré une prise de morphine, elle va rester bien présente pendant plusieurs heures, mon soin de 18 h 00 va être un vrai calvaire.
Lundi
Je n’ai pas d’autre choix que de me reposer, la journée de dimanche m’a été trop difficile. Autre dilemme, mon conjoint doit arriver vers 16 h 00. Je suis dénuée de toute sensation, j’ignore comment réagir face à sa présence, joie, crainte, indifférence, va savoir… La porte s’ouvre, je l’accueille, un baiser neutre, et c’est bien l’indifférence qui me gagne. Il est là, ok, et alors… Je reste toutefois avenante à son égard, comme lors de sa dernière visite, j’essaie de lui prêter un minimum d’attention, mais une nouvelle fois son attitude me laisse sans voix. Nous échangeons peu et c’est toujours moi qui vais vers lui. Je m’attends à un miracle de sa part, mais ce n’est qu’un mirage…
Mardi
Cette journée n’est que le reflet miroir de la veille. Le matin après mon soin, je me recouche afin de m’éviter la torture quotidienne BFM, CNEWS. Lors de ma séance de midi, il sort faire des courses. À son retour, c’est devant la télé, sur la console, qu’il me trouve. Son manque d’implication commence très sérieusement à me peser.
- Voilà un mois que je me suis fait opérer, et hormis le soutien logistique (courses), je n’obtiens aucun réconfort et aucune sollicitude. Je suis seule à porter ce poids oppressant. J’en arrive à me demander : « Mais qu’est devenu cet homme bienveillant, affectif dont je suis tombée amoureuse il y a un an et demi ? » Fin de la journée, soirée Netflix, toujours sans un mot…
Mercredi
La journée du réconfort. Je relativise, ne sachant plus que penser. Puis j’ai un rendez-vous ce soir. Un ami nous a invités à souper, mon fils et moi. Pour la première fois depuis ma sortie de l’hôpital, je redeviens Sandy et non cette patiente en convalescence qui passe ses journées en pyjama. Lors de notre arrivée, c’est un grand sourire et une bonne accolade qui nous est reservé. Le repas n’est pas encore prêt, mais il ne manque pas à son devoir, et afin de nous faire patienter, il nous sert un petit apéro. Le temps que celui-ci finisse de cuire, nous nous faisons une agréable partie de fléchettes, que je gagne bien évidemment 😁. Par la suite, il nous sort le grand jeu, belle table, assiette et couverts dignes d’un restaurant. Le repas n’est pas sans reste : lentilles corail, agrémentées d’oignon confit, purée de tomate, et autres mets délicieux. J’engloutis deux assiettes. Pour parfaire le tout, une musique d’ambiance relaxante en fond. 23 h, il est temps de rentrer. Ce moment hors du temps me fait le plus grand bien. Ce soir-là, détendu, la qualité de mon soin se voit nettement moins compliquée. Quelle belle soirée… 🌛
Reste de la semaine…
À la suite de la soirée d’hier, c’est regonflée que j’attaque ces derniers jours. Cependant, comme à notre habitude, tous les deux jours je fais une visio avec mon conjoint. Comme à l’habitude de ces dernières semaines, les échanges sont très formels, aucune allusion sur notre couple ou ce qui plombe l’ambiance. Pluie, beau temps et autre sujet inutile comblent nos conversations.
- En revanche, je ne manque pas de lui rappeler le rendez-vous du 12 mars, et combien je compte sur sa présence. C’est le minimum qu’il puisse faire après tout… Le ton change, et il me confirme sa venue. Une petite victoire pour ma part…
Semaine 2
début de semaine…
C’est avec un nouvel élan que j’entame cette semaine. Je commence à moins culpabiliser, et l’empathie à l’égard de mon conjoint s’estompe progressivement. Je suis à l’affût du moindre mot qu’il prononce, ce qui me procure lors de nos échanges une légère euphorie.
- 📌 Je ne mène plus un combat, je compare la situation à une partie d’échecs… Quel roi va tomber…
Je prends mon courage, et j’échange sur la situation avec mon meilleur ami. Bien évidemment, il trouve le contexte des plus délétères. Cependant, comme à son habitude, au premier abord, il se fait l’avocat du diable. Il connaît mes sentiments, et craint que je prenne une décision que je puisse regretter.
De l’autre côté, n’étant plus en mode stress aigu, mais en mode combat, la qualité de mes soins progresse lentement. Malgré les tourments de mon esprit, mon corps commence à réagir de façon positive. Enfin, nous voilà mercredi soir, mon conjoint me rejoint après le travail, l’ambiance, rien ne change…
Jeudi 12
Visite post-op Lyon
Aujourd’hui est une journée des plus particulières. C’est la première visite post-op suite à mon opération, je vais enfin revoir mon chirurgien. Le rendez-vous est fixé à 11 h 45. Il me faut compter environ 6 h de trajet pour faire la route. Par conséquent, debout 4 h, il est 4 h 50 quand nous prenons la route direction Lyon. Peu de temps après notre départ, la musique ne convient pas à monsieur, je change d’album pour une compilation des années 80. Si seulement c’était ça la nature du problème ces derniers temps… Après plusieurs arrêts sur le parcours, il est approximativement 10 h quand nous nous arrêtons sur une aire de repos à proximité de Lyon, un café, un dernier briefing, je règle le GPS, nous sommes à moins d’une heure de notre destination. Nous reprenons la route, et il est 11 h quand nous arrivons place Bellecour. Encore un café situé juste à côté du cabinet, et nous nous rendons chez mon chirurgien.
Après une courte attente, c’est avec trente minutes d’avance que je suis appelée. J’invite mon conjoint à se joindre à nous, mais il refuse… Une fois de plus, cela prouve son engagement vis-à-vis de ma décision. Peu importe, je porte cette charge depuis mon intervention. C’est donc seule que je rentre dans le cabinet. Je suis très heureuse de revoir mon chirurgien, j’ai quelques questions à lui soumettre. Il me questionne sur mon état, et souhaite également savoir comment se passent mes dilatations. Sans entrer dans le détail, je lui fais savoir que dans l’ensemble c’est correct, mais qu’en revanche, le plus gros dilatateur me pose problème, et que je suis particulièrement stressée, sans explication supplémentaire. Je développe de plus mon planning de soin : 6 h, 12 h, 18 h, minuit, et le fait que depuis ma sortie de l’hôpital je n’ai raté aucune dilatation, quand bien même ce fut compliqué.
Il me met tout de même en garde, me précisant de ne pas m’épuiser, et occasionnellement décalé d’une heure le soin du matin. Puis vient le contrôle visuel, je m’installe sur la table médicale. Il vérifie, tâtonne légèrement, et me rend son verdict.
- Hormis l’œdème qui est encore bien présent, la cavité vaginale est propre, il y a seulement une partie dure au niveau de la cicatrisation. Je regagne son bureau, puis il me prescrit une pommade à appliquer une fois par jour sur la zone dure. Il m’indique également que je vais devoir commencer le travail avec le quatrième dilatateur, le plus gros, j’en étais dispensée jusqu’ici, en raison du type de l’opération.
Pour finir, il me demande de ne rien lâcher et de continuer mes soins avec la même rigueur, il compte sur moi. Je le rassure immédiatement, en lui précisant qu’il n’a aucun souci à se faire. Enfin, je regagne la salle d’attente où m’attend mon conjoint.
11 h 50, nous reprenons la route du retour. Une fois sur l’autoroute, c’est l’heure du repas, nous nous arrêtons à nouveau sur la même aire de repos, celle du grill Charal 😁. Nous prenons chacun une viande grillée, moi je choisis les frites, mon conjoint les légumes. Fin du repas, il me propose de prendre le volant, j’ai fait le plus gros du trajet, mais je m’y oppose, je n’ai nullement l’intention de lui imposer quoi que ce soit à présent. Un arrêt pause-café, et obligation sanitaire 😁, vers 16 h.
- 📌 Enfin, après 978 kilomètres et 10 h 56 au volant, nous arrivons à mon domicile. Je suis totalement épuisée… Un repas léger, et je manque de m’endormir sur le canapé.
- En revanche, mon soin de minuit ne se passe pas du tout comme prévu. Je n’ai pas fait une seule dilatation de la journée, et la fatigue de la route va se faire sentir. Même le plus petit dilatateur peine à s’insérer, et c’est avec des difficultés énormes que je rentre le troisième. Les douleurs sont également à la hauteur, les pires quinze minutes depuis le début de mes soins il y a un mois. Lorsque je le retire, il est couvert de sang, ça me brule considérablement. Je suis à la limite des larmes. Il se fait tard, je suis exténuée, je réveille mon conjoint qui s’est endormi sur le canapé, et partons nous coucher.
Du 13 au 15…
Malgré la fatigue, nous nous levons à 6 h, moi je fais mon soin, mon conjoint s’installe sur le canapé. Alors que je reviens pour me faire un thé, je le trouve tremblant, et bien mal en point. J’essaie de voir ce qui ne va pas, mais il n’a pas de fièvre. Peu de temps après, il se rend dans les toilettes d’où je l’entends rendre. À son retour, je m’aperçois qu’il a le visage couvert de plaques rouges, et il est très boursouflé. Son état m’inquiète grandement, il a des douleurs à l’estomac, des crampes dans les jambes. Ne sachant que faire, je le couvre tout de même avec le plaid, je lui propose de revenir se coucher, mais il refuse. Je suis harassée, je tente de le détendre un moment, mais il est nécessaire que je me recouche.
À mon réveil vers midi, son état est stable, mais aucune amélioration en vue. Du fait qu’il a mal au ventre, je lui donne un Doliprane pour le soulager. Mais, mes obligations me rappellent, je file faire mon soin. De nouveau, à mon retour, je le trouve endormi devant la télé. Je fais couler un café, ce qui le réveille. Malheureusement, je sais que mon médecin traitant est en vacances, je lui propose de trouver un docteur de garde ou de le conduire aux urgences juste à côté de la maison, il refuse, prétextant que ça va bien finir par passer. Ne sachant que faire, je m’installe près de lui sur le fauteuil de bureau afin de le surveiller.
Il conclut à une intoxication alimentaire, suite au repas de la veille sur l’autoroute, mais je reste sceptique. Pour ma part, je n’ai aucun symptôme, et hormis le choix de l’accompagnement nous avons quasiment mangé la même chose. Impuissante face à la situation, je le laisse se reposer, et je m’occupe en jouant sur ma console portable, afin qu’il puisse disposer de la télé. L’heure du souper approche, mais il refuse de manger, il avale seulement deux yaourts. La soirée passe, lui à somnoler devant la télé, moi, éh bien sur la console…
samedi
Même constat, aucune amélioration en vue, il passe encore la journée allongé sur le canapé, il tient à peine sur ses jambes. Autre contrainte, il n’y a plus rien pour le petit déjeuner, il est nécessaire de faire des courses. Je suis obligé de m’y mettre, à 13 h après mon soin, je prends la voiture et je file au supermarché. Nous faisons un copier-coller de la journée de la veille, lui canap’ télé, moi fauteuil’ console. De ce fait, je me retrouve à jouer l’infirmière. J’arrive tout de même à lui faire avaler un repas léger le soir. Malgré les frictions qui nous opposent ces dernières semaines, ça me peine de le voir dans cet état. Mon souhait : qu’il se rétablisse rapidement…
Dimanche
Nous nous voyons peu cette journée. Toujours le même train-train, soin, dodo, toutefois nous dînons ensemble, son état s’est légèrement arrangé. Je chauffe un plat micro-ondes, et il fait l’effort de manger. C’est également la journée des élections municipales, de ce fait, il décide de rentrer en début d’après-midi. Au final, nous ne nous sommes vus 2 h tout au plus. Après son départ, je vais de ce pas faire mon devoir citoyen, et dès mon retour à la maison, je rentre, et là…
- J’apprécie le calme qui envahit la pièce, cette sensation de liberté. Voilà un long moment que je n’avais pas ressenti une telle impression… À cet instant, je prends conscience que sa présence me devient intolérable. Il va me falloir prendre une décision au plus vite. Quand ? Comment ? Je ne sais pas…
Semaine 3
En ce début de semaine, j’ai besoin de réconfort, je contacte mes deux amis proches. Lui est au courant que je suis dans un état de stress depuis plusieurs semaines. Elle n’est au courant de rien, les quelques fois où nous nous sommes vus les dernières fois, je n’ai rien laissé transparaître. Mais, en cette période, j’ai besoin de leur soutien. Elle passe mercredi après-midi, mais je vais rester dans le trouble, je ne lui parle uniquement de l’accrochage dont j’ai été victime. Elle est stupéfaite d’apprendre ce qu’il s’est passé. Au moment de partir, elle me prend dans les bras, et me fait un gros câlin. À cet instant je fonds en larmes… Dans le même temps, mon autre ami décide de venir manger à la maison. Nous échangeons longuement sur le sujet, mais cette fois-ci, fini l’avocat du diable, il saisit le sens de ma décision, et me porte tout son soutien. Toutefois il me conseille d’organiser un moment où nous pourrions être tous les trois, car il juge indispensable que j’en parle avec mon amie également.
Jeudi…
Je m’empresse de la contacter, je lui explique que la situation est bien plus grave qu’elle ne l’imagine, et qu’il est nécessaire de se voir au plus vite. Elle consulte son agenda, et me fait savoir qu’elle passera vendredi en fin d’après-midi.
19 h, ils sont tous les deux présents, nous nous plaçons autour de la table, et je commence à déballer toute l’histoire. Elle reste sans voix au premier abord, et finit par me donner son point de vue objectif. Le fait de vider mon sac me bouleverse, et je finis par fondre en larmes. Elle me propose de sortir prendre l’air et d’aller boire un verre, manger un petit morceau au bar. J’accepte sans condition, après de tels aveux, il m’est impossible de passer la soirée seule. Pour ma part je commande un croque-monsieur, et une pinte de bière pour commencer, et sur le restant de la soirée, je prends un demi de plus, et deux shooters de chartreuse. Le mélange fatigue nerveuse, alcool se fait sentir, 23 h, c’est l’esprit lourd que je rentre en compagnie de mon ami. Elle reste sur place en compagnie de sa compagne.
Je fais mon soin, me couche, et m’effondre dans le lit.
SAMEDI 21 LE DEAD DAY…💀
Le terme dead day n’est pas symbolique, il est incontestable…
- C’est le jour où je tire un trait sur des semaines d’angoisse, de stress, de faux-semblants. J’ai mon propre combat, ma convalescence, je ne peux pas continuer à mener deux fronts simultanément, et malheureusement, il n’y en a qu’un dont je dois me défaire. Après mon soin de six heures, il m’est impossible de me rendormir, et ne pouvant parler librement de peur de me faire hurler dessus, j’allume mon ordinateur et je prépare un message destiné à mon conjoint. Il me faudra un peu plus de deux heures pour le créer, je veux que chaque mot soit juste, je ne souhaite pas le discriminer. Je désire juste qu’il prenne enfin conscience de ses choix.
Il est 14 h 57⌚, j’ai les mains qui tremblent, mon coeur est prêt à exploser, j’appui sur le bouton envoyer:➡️
Tu n’es pas sans savoir que ces dernières semaines, l’ambiance a très nettement changé, nous sommes tous les deux à dix mille lieux des échanges que nous avions par le passé.
En cause, les évènements du mois de février. Événements pour lesquels je n’ai eu aucune chance de m’exprimer, tant tu as rompu le dialogue avec une extrême fermeté.
C’est donc pour cette raison que je te fais passé par écrit mon ressenti. Depuis maintenant un mois, je suis dans la totale incapacité de te parler librement comme j’aurais pu le faire habituellement, et mon niveau de stress est au plus haut. La situation est très difficilement gérable pour ma part, d’autant plus que ça a une forte influence sur mon état de santé actuel, état pour lequel j’ai besoin de beaucoup de repos et de sérénité, ce qui est loin d’être le cas actuellement.
En l’état, je me dois de prendre une décision lourde à mon cœur, mais indispensable à mon bien-être.
Je fais donc le choix de mettre un terme à notre relation pour des raisons évidentes. Je souhaite que tu comprennes ma décision, car je n’ai aucune envie que nous nous déchirions comme c’est régulièrement le cas dans ce genre de situation.
D’ores et déjà, j’ai pris les dispositions nécessaires pour que tu puisses récupérer tes affaires qui étaient chez moi, j’espère que tu en feras de même de ton côté pour ce qui concerne mes affaires et la clé de mon logement.
Ne souhaitant pas rentrer dans un dialogue de sourds, je répondrai uniquement à tes éventuels messages, et ceci dans la mesure où ils sont dans le respect de nos échanges.
Je t’exprime tout de même le meilleur et un bon rétablissement.
En écrivant « Je fais comme si je n’avais rien lu », il ne rejette pas seulement mon message, il rejette la réalité. Il essaie de décréter que ma décision n’existe pas.
On ne peut pas sauver quelqu’un qui refuse d’être présent.
Durant tout le week-end, je décompense, je passe le samedi sous Seresta. La majeure partie de mon temps au lit à pleurer. Mes dilatations son douloureuses, c’est un cauchemar éveillé…
Lundi 23
You have a new message…
Bises
Je te laisse le temps de la réflexion: c’est le comble de l’arrogance…
j’ai réfléchi pendant des semaines. J’ai écrit un message pesé durant deux heures. J’ai été claire, nette et définitive.
Lui balaie tout ça d’un revers de main en prétendant que c’est moi qui as besoin de réfléchir, c’est le comble…
Vendredi 27
Depuis le début de la semaine, je décompresse total, je travaille ma respiration, j’écoute de la musique qui calme mon esprit et mon âme. Je coupe la sonnerie de mon téléphone afin que rien ne vienne perturber mon rythme.
À l’inverse, mes soins se sont nettement améliorés, les douleurs diminuent de jour en jour, et radicalement, mon œdème commence à se résorber.
Quand l’esprit et le corps s’aligne… 🙏
Je vérifie tout de même mon téléphone le vendredi, et là…
You have a new message…
Je vois que tu veux pas me répondre et je le déplore.
La semaine prochaine je viendrai te rendre les clés de l’appartement + t’es pantoufles.
Par contre n’oublie pas de me donner le document de la réservation pour le cap
Toujours pour moi ma porte est toujours ouverte.
Je sais que tu es malheureuse c’est pour ça que je te pardonne.
J’ai tout fais pour qui te manque rien. Mais ça suffit pas helas. Bonne journée.
bises
Au moins répond par SMS sandy
Pourquoi tu me réponds pas j’ai l’impression que je suis un horrible personnage.
Ce que j’ai fais pour toi je l’ai fait pour personne.
Je merite une autre porte de sortie pas comme un vulgaire kleenex !!!.
Je te rendrai les clés en mains propres et toi tu me donne les coordonnées pour me rendre au cap..
Sauf si tu désire m’accompagner tu sera la bienvenue.
Je t’embrasse
L’ultime tentative de manipulation. Face à mon silence salvateur, ses SMS s’enchaînent : déni, chantage affectif et inversion des rôles. Il prétend me « pardonner » mon malheur alors qu’il a fui ses responsabilités.
Réponse:
Bonjour xxxxxx, Je réponds aux messages uniquement quand il y a matière à échanger.
Je te l’ai précisé dans mon message, je ne réponds plus aux appels vocaux, ceci dans le but de préserver ma quiétude et éviter tout stress.
Le but principal est la qualité de mes soins et ma cicatrisation.
En ce qui concerne les documents pour la réservation au Cap, je te transmettrai le mail du propriétaire dans les meilleurs délais.
Tes affaires sont actuellement chez xxxxxx, elle doit passer chez toi pour te les rapporter prochainement.
Je te remercie de bien vouloir lui transmettre ma clé et mes affaires, n’étant pas en mesure de te recevoir physiquement pour le moment.
Merci de bien vouloir respecter ce choix et de tenir compte de cette décision.
Bonne journée
Ok pour les clés tes pantoufles le reste je vois pas
C’est temporaire ou définitif que tu veux plus me revoir
Au moins que je sache.
Je n’apporterai aucune autre réponse, je pense avoir été suffisamment clair dans mes messages. Mon but premier actuel est ma convalescence, puis vient ma reconstruction. Il me faut réparer ce qu’il a brisé en mille morceaux sans aucun état d’âme. Pour ça j’ai besoin de temps, du temps où je prends du plaisir, comme celui d’écrire ce journal. Je souhaite pouvoir vous partager de meilleures nouvelles à l’avenir. Les beaux jours reviennent, et avec eux, le soleil qui nous réchauffe le cœur et l’âme.
On se retrouve prochainement.
Une rupture fait mal… Mais, perdre quelqu’un qui ne te respecte pas… C’est une bénédiction, pas une perte… (Mes écritures)
Sandy ❤️
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Mon parcours et ma résilience sont une étape de ma vie que je partage avec vous. Si vous souhaitez me laisser un mot de soutien, une réflexion ou simplement votre ressenti après cette lecture, l’espace des commentaires vous est ouvert. Je vous lis avec une attention toute particulière. Sandy ❤️
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